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Monument D'Haiti

 

by Richard Dorvil

click here Le douloureux, mais glorieux passé historique d’Haïti lui a légué toute une richesse, un superbe patrimoine en termes de sites, de constructions… qui nous rappelle les prouesses de nos aïeux, les luttes qu’ils ont menées pour nous garantir le droit a la vie, les sacrifices consentis pour que nous ayons droit a la liberté… qui doivent aussi faire renaitre en nous le patriotisme disparu, la fierté haïtienne disparue, l’esprit de l’indépendance a reconquérir. Pour vous, Heritagekonpa Magazine fait un flash sur certains monuments d’Haïti, notre Haïti.

La Citadelle La Ferrière de Milot, construite par Henri Christophe à 900 mètres d’altitude, est la plus grande forteresse des Caraïbes. Elle se trouve à 15 km au Sud de Cap Haïtien, dans le nord du pays.

Elle a été construite après l’indépendance en 1804 pour défendre la partie nord de l’île d’Haïti contre un éventuel retour des français. 20 000 personnes participèrent aux travaux de construction qui durèrent quatorze années. Il est à noter que 2000 de ces esclaves périrent au cours de la construction. Ce “sang mélangé au mortier de l’édifice” est la cause de la solidité de la Citadelle, selon les guides touristiques Haïtiens.

L’ensemble des bâtiments furent en partie détruits par le tremblement de terre de 1842. Des travaux de reconstruction ont permis une certaine réparation de cette merveille du monde.

Une plaque a été déposée vers 1990 pour rappeler aux Haïtiens visitant ce lieu que le roi Henri Ier, qui s’était suicidé le 8 novembre 1820 au palais de Sans-souci, a été enterré en sa Citadelle. Ce lieu a une valeur patriotique importante aux yeux des Haïtiens.

Le Parc national historique - Citadelle, Sans-souci, Ramiers est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

click hereLe Marron inconnu, Port-au-Prince, Haïti

Un marron est un esclave révolté, ayant fui l’habitation (propriété du colon) ; il porte une chaîne brisée au pied, mais tient un coutelas de coupeur de cannes à la main et souffle dans une conque pour appeler à la révolte.

Dans la nuit du 22 au 23 août 1791, les esclaves de Saint-Domingue commencent la grande insurrection contre leurs maîtres blancs, qui aboutit finalement à l’indépendance d’Haïti en janvier 1804.

Le Nèg Mawon (en créole), sculpture de Mangonès (1917-2002), est devenu une icône pour Haïti et le symbole de la liberté et de l’indépendance à travers tous les pays de la Caraïbe.

Cette statue a été utilisée par les Nations-Unies en 1989 comme motif central du timbre-poste commémorant l’article 4 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme : «Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude ; l’esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes».

Le palais national

click hereLe lundi 8 août 1912, à trois heures et demie du matin, la ville de
Port-au-Prince est réveillée par une formidable détonation : la poudrière
de l’armée d’Haïti explose, emportant avec elle le Palais national
construit sous le président Salomon en 1881 au cours de la
guerre civile qui opposait l’armée de Sylvain Salnave aux Cacos. A
l’issue d’un concours public, l’architecte haïtien Georges Baussan, se
voit confier, deux ans plus tard, le projet du nouveau palais.

 

Le palais de Sans-souci

Construit au XIXe siècle, le Palais de Sans-souci est l’oeuvre de Henri Christophe, l’un des héros de la guerre de l’indépendance autoproclamé roi. Il a ordonné la construction du grand palais dans un style qui rivaliserait avec celui de Versailles.

Vertieres

« En avant, grenadiers ! Tant pis pour ceux qui meurent ; « Nul de nous n’a de père ou de mère qui pleurent. « En avant, grenadiers ... ! » Et frayant des sentiers Qu’ils franchissent quand même ils vont, ces grenadiers ! Ils vont, ayant la foi qui brise les entraves ; Pour vaincre, ou pour mourir, ils vont, calmes et graves, Et dédaignant la mort qui passe sur leurs fronts, Comme si, de sa main, Dieu fit ces forgerons !... Spectacle merveilleux, imposant, grandiose ! Le poème s’achève en une apothéose ; Chacun sort immortel du plus sublime élan : Vernet, dont le cheval s’abat sous lui sanglant ; Daut, maîtrisant la mort à ses pas attachée ; Clerveaux, le sabre au poing l’épaulette arrachée Par des éclats d’obus ; et Larose après lui ; Tous enfin, d’un regard où l’avenir reluit, Pétrifiant la mort, fascinant la victoire; Car ils savent qu’ils sont des légions de gloire ; Que, honnis, conspués, ils sont sous leurs haillons, Le Droit qu’inonde enfin de ses plus purs rayons La sainte Liberté de leur génie éprise! Spotlight